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Problème de régularité et de Tempo ? Voici mon Analyse !

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Bonjour à toutes et à tous!

Aujourd’hui je vais vous parler de comment j’essaye de garder le tempo, car comme beaucoup d’entre vous, parfois je ralenti ou j’accélère le tempo en jouant soit seul soit en groupe.

Batteur david jubert FSB

Et oui, nous sommes beaucoup dans ce cas là !

 

Quand j’analyse quand je ralenti ou j’accélère en jouant un rythme, cela peut venir, du fait que je ne maitrise pas encore le rythme en question, je peux aussi ralentir lorsque qu’il y a une difficulté, mais cela peut venir également de la fatigue physique. Par exemple lorsque je répétais avec mon groupe tard le soir en fin de semaine .

Je commençais la répétition très motivé, puis après une heure de jeu en groupe, la fatigue commence à s’installer et c’est à ce moment là que je n’ai plus la même énergie et la baisse de régularité est flagrante.                                                                                                                          

 

Photo par David Jubert

 

Cela vient probablement  et même certainement du manque de travail perso, cumulé avec la fatigue diminuant sérieusement nos capacités. Du coup un morceau que nous jouions habituellement très bien, ne passait plus un soir de fatigue avec en répétition.

Cela peut se traduire soit par une baisse du tempo soit tout simplement par des loupés de breaks ou de mises en place bien précises, qui normalement passent sans problème et bien là, c’est le vide Sidéral.

La seule solution que je connaisse c’est d’une part de jouer le plus souvent possible seul de son côté  et de  changer les horaires (en début de journée ou l’après midi le week end par exemple) ou  diminuer la durée de la répétition.

Dans un premier temps, diminuer les répétitions  ou changer les horaires, peut aider, puis petit à petit quand nous devenons plus endurant sans ces coups de faiblesses que nous avions auparavant, vous pouvez augmenter la fréquence et/ou la durée des répétitions avec votre groupe.

Bien sûr il faut une certaine compréhension des membres du groupe car la batterie c’est sacrement physique et en plus cela on ne peux pas jouer n’importe ou et n’importe quand.

Il faut un ensemble de conditions, un endroit (local insonorisé, cave, garage…) en plus de l’instrument.

Car jouer dans un coin du séjour, c’est tout bonnement pas possible, à part si vous avez éliminé les gens qui vivent avec vous et vos voisins!  🙂

Donc pour en revenir à ces problèmes de  tempo, c’est bien souvent une histoire de travail, certes mais aussi et surtout une histoire d’organisation de timing  de notre planning professionnel, personnel et familial, pour rendre plus efficace  nos séances de travail et répétition avec le groupe.

On veut toujours aller plus vite que la musique ! 😉

Et c’est là, souvent, que l’on perd plus de temps qu’autre chose.

Ce n’est pas si simple à faire,  je parle en connaissance de causes, car il faut s’organiser soit même et trouver des musiciens qui soient dans le même état d’esprit, car cela concerne tout le monde.

Mettre en place ses séances de travail avec une cadence régulière est assez compliquées et en plus la garder, l’est encore moins.

Il faut commencer par gérer son propre temps, c’est primordiale, ne pas dire oui pour les répétitions à des heures non adaptés à son emploi du temps.

Et d’un autre coté mettre les bouchées doubles sur un travail perso, augmenter les cadences et/ou les temps de séances de travail sur notre batterie.

Il est indispensable de travailler au métronome, vous pouvez lire cet article « Batteur ! Comment garder le Tempo » que j’ai écrit en cliquant ici, si ce n’est pas déjà fait.

Je parle de, comment s’habituer et travailler avec un métronome. Avec le temps toutes ces fluctuations de tempo  diminueront et seront moins fréquentes.

Vous pouvez également lire cet autre article en cliquant ici  «  Le Tempo Comment s’habituer, trouver, garder et le retrouver » sur lequel je parle encore du Tempo, c’est pour nous batteur le fil conducteur car tout repose sur nous quand il s’agit d’être dans le temps.

La batterie c’est tout à fait comparable au sport, plus on en fait, plus on la maîtrise. Si nous  arrêtons sur une certaine période, nous perdons  de notre niveau. Il faut donc reprendre l’entraînement pour revenir à son niveau initial pour ensuite progresser.

Vous l’aurez compris, il faut trouver sa cadence de travail et de répétition.

Pour cela il faut organiser ses séances de travail et d’entrainement pour ensuite trouver les musiciens qui auront la même ambition et le même état d’esprit et les mêmes disponibilités, ce qui n’est pas une mince affaire, ça c’est certain !

J’espère que je vous aurez aider à comprendre le « pourquoi » et le « comment » pour acquérir un tempo le plus régulier possible. Car très souvent ce n’est qu’une question de bon sens pour obtenir un bon résultat, il faut du temps, du travail, et de l’organisation  pour arriver à ses fins.

N’hésitez pas partager votre expérience en laissant un commentaire à la fin de cet article, l’échange et le partage nous fait tous progresser !

Cet article vous a plu, alors Likez le et partagez le avec vos ami(e)s. 🙂

Christophe #FSB

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5 réflexions au sujet de « Problème de régularité et de Tempo ? Voici mon Analyse ! »

  1. Bonjour,

    Premier point je suis guitariste depuis 42 ans et apprenti batteur depuis 1 an. Je termine une séance de guitare 2 fois plus en sueur et plus fatigué qu’après une séance de batterie intense. Je suis soliste.
    Je suis d’accord avec toi pour ce qui est de la fatigue, de l’envie et de son état émotionnel, notre jeu sera différent. J’ai aussi beaucoup vu de batteurs qui accéléraient au fur et à mesure dans un morceau emballé par l’excitation du groupe. Je me suis vu sortir d’une séance super content pensant avoir fait une superbe séance et me faire jeter par les autres musiciens et l’inverse également, penser être complètement out et voir les autres me congratuler…
    Je pense qu’il faut toujours jouer en deçà de ses capacités, de ne jamais se mettre soi même et surtout le groupe en danger en étant sur le fil de son summum. Pour illustrer ce point je vais parler du métronome. Pour certains il faut commencer lentement dès le début, perso je n’y suis pas arrivé, je devais assimiler 2 choses simultanément, un geste ou un rythme et la synchronisation avec le beat, c’était trop. Je préfère assimiler la nouveauté, acquérir le geste, nourrir ma mémoire musculaire, puis ensuite cadrer le tout sur le métronome. Le métronome est indispensable, mais sa mise en place n’est pas forcément identique pour chaque personne. Chez moi c’est contre-productif, ça ne marche pas de le mettre dès le départ.

    Grace à une autre partie de ma vie et de mon apprentissage personnel du métronome j’en ai déduit une chose importante, ce n’est parce qu’une méthode a bien marché pour vous qu’elle est bonne pour tous.

    Nous avons tous plusieurs façons de mémoriser : la vue, l’ouïe, le toucher et le geste (mémoires visuelle, auditive, tactile et musculaire) mais une seule est primordiale pour chaque personne et déclenchera à coup sûr le mécanisme de mémorisation. C’est pour ça que pour certains il y a juste besoin d’entendre, le deuxième de voir jouer, le troisième d’accompagner les gestes d’un joueur confirmé et le dernier de répéter le geste encore et encore. Ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin des autres facteurs de la mémorisation, mais l’un d’eux pour chacun de nous est primordial. J’en ajouterais une autre c’est la compréhension, certains n’auront pas besoin de comprendre pour apprendre, les autres, s’ils ne comprennent pas, ils ne retiendront pas.
    Le degré d’attention et de répétition d’apprentissage est aussi très important. Répéter oui mais n’importe comment n’est pas productif, il faut respecter un cycle, lié à l’individu et qui peut être fluctuant suivant l’état de la personne comme cité plus haut. Voilà pourquoi à QI quasi équivalent nous ne réagissons pas tous de la même manière devant le même enseignement.

    En fait, être confronté à des personne autistes m’a beaucoup appris sur ce sujet, en réalité ce simple fait m’a obligé à tout ré-étudier et a fait sauté toutes mes certitudes sur la manière d’apprendre et de comprendre. Car pour certains apprendre, n’est pas comprendre et ces personnes, si on ne les décèle pas, ne seront jamais capables d’adapter leur apprentissage. J’ai donc jeté mes certitudes au panier et j’ai commencé à regarder, écouter et à tenter de comprendre comment fonctionnaient les autres. Ce que j’ai constaté sur l’apprentissage c’est que la personne autiste est le miroir grossissant de tout à chacun confronté à cette activité.

    Je ne cherche pas à critiquer, mais à soulever un questionnement entre »ça a marché pour moi » et donc « c’est bon pour tous ». La problématique est toujours juste, la solution beaucoup moins…

    Bonne journée.

    1. Bonjour Gilles, tes remarques sont très intéressantes et très riches. C’est assez troublant car quand je te lis, tu appuis ce que je dis et pourtant le ton est plutôt contradictoire. Car pour résumer mon article dit : qu’il faut adapter ses cadences de travail et de répétition en fonction de chacun d’entre nous, en tant que personne et également en fonction de notre mode de vie.
      Après tu as tout à fait raison sur un point c’est qu’il n’y a pas que la batterie qui est épuisant à jouer, et je n’avait pas l’intention de minimiser l’énergie nécessaire pour les autres instruments et si c’est ce que tu as ressenti, je m’en excuses, car ce n’était pas du tout mon intention. Moi je parle uniquement de la batterie car c’est le seul instrument que je pratique.
      En tout cas je te remercie de ton intervention car elle est riche, plein de bon sens. Le partage est SUPER important !
      Merci à toi
      Musicalement.

      Christophe #FSB

  2. Salut Christophe,
    Alors ce nouveau local, … ? Pour en revenir à notre sujet du jour, la pratique régulière est, je te rejoins, essentielle. Tel le sportif ou le maçon ou encore la dactylographe, le musicien doit répéter, répéter et répéter ses gammes, les morceaux sur lesquels il travaille, … Le travail au métronome me semble lui aussi évident. Perso, je diffuse sur un ampli des musiques de groupes que j’ai travaillées et j’essaie de garder le tempo du batteur ainsi que ses fills. Parfois ces musiques présentent des changements de tempo à plusieurs reprises durant le morceau. C’est aussi je pense un bon exercice pour apprendre à s’adapter aux différences de cadences. Batteriement vôtre

  3. Bonjour, tout d’abord bravo pour cet article qui a été complété par des commentaires intéressants.
    Un point qui est devenu important pour moi … et qui pourrait l’être pour d’autres : l’alimentation.
    Explications. Je me suis rendu compte que, comme pour les sportifs, j’étais dans de bien meilleures conditions pour jouer si la veille d’un concert + le jour du concert je me préparai sérieusement en prenant des repas particuliers et en buvant beaucoup d’eau riche en magnésium. Pour les repas, sucres lents (pâtes, riz etc.) et sucres rapides avant et pendant le concert (pâtes de fruits, fruits secs, bananes …) le but étant de ne pas être en déficit de vitamines, de ne pas avoir non plus une digestion trop lourde et bien sûr éviter à tout prix les crampes ! Désormais, plus de problèmes, en pleine forme, jeu régulier et tempo gardé ! En espérant que ces quelques conseils modestes pourront vous servir.
    Dom

    1. Salut Dom !
      Merci pour les compliments ! 🙂
      Remarque tout à fait pertinente, effectivement notre Hygiène alimentaire est très importante, avant un concert mais aussi tous les jours. Merci à toi pour ton intervention.

      Musicalement.

      Christophe #FSB

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